POESIE : Ça dépend des jours, Guillaume Dreidemie.

" J'ai la Mer dans la poitrine, je ne sais plus 

Où commence le désir où finit la noyade.

Marche pieds nus

Sur la coque retournée de l'enfance "

Ehpad. Les mains de la jeunesse sont devenues celles qui désormais consolent, qui désormais tiennent ce qui peu à peu se désagrège.  La poésie de Guillaume est un tombeau sublime, celui de la frontière de l´être dans le passage. Pour l´aieul, l´enfant soyeux gorgé de mots avides et vifs, d'images puissamment évocatrices...

Comment dire la fragilité intense des moments,  où ceux que l'on a aimés sont au bord du gouffre,  comment les accompagner ? Guillaume Dreidemie esquisse une réponse, un don de langage pour aborder l´infranchissable des confins de la perte. 

" Code PIN

Quatre chiffres 

Qui fuient sous la langue

Essaie ton année de naissance 

Laquelle 

Pleure sans bruit 

*

J'aurais voulu montrer aux enfants ces dorades / Du flot bleu, ces poissons d'or,  ces poissons chantants.

- Des écumes de fleurs ont bercé mes dérades / Et d´inneffables vents m´ont ailé par instants " (A.R, en exergue).


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